| Retour à la page des poètes | |
Danoue Courtemanche Nocturnes SeuleUne lune naïve Flotte Au mât de brume De la ville en dérive Klaxons, sirènes Hurlements étouffés Des pavés et des ciments Brûlés d’usure, d’immobilité Cris noirs de pollution Et de rosée de fer Que crève l’éclat mat des néons Plaintes d’arbres blessés Dans leurs tombeaux scellés De pierres grises et de béton Sommeil lourd des gratte-ciel Bercé du souffle métallique Du vent emmuré Longues cheminées d’usine Sentinelles de suie Grugeant l’horizon La nuit erre À travers ce dédale De masses informes De lumières blafardes Seule Une lune lointaine VIT Au-delà des rumeurs d’acier De la ville endormie |