Retour à la page des poètes

Gilles-Arthur La Rocquebrune  

La Nostalgie
rondeau

La nostalgie, doux souvenir
D'une fin de siècle à chérir,
Où la femme à la taille fine
Et à la démarche féline,
Allumait les coeurs, le désir.

Des puceaux qui semblaient rougir,
Prenaient du temps à réagir
Devant celles qui les lutinent.

La nostalgie

De n'avoir point osé saisir
L'aventure ou le doux plaisir.
Ah! Malheur, belles citadines!
Nous vous admirions en sourdine,
Trop tard! Nous aurions dû choisir.

La nostalgie


La vie

La vie comme un grand torrent
Bouscule vers d’autres rives,
Le passé et le présent,
Le vécu de nos archives.

La vie inopinément,
Même de façon tardive,
Agrémente de piments
Ce que broient nos incisives.

La vie libéralement,
D’amitié jamais nous prive,
J’accueille cet agrément
Qui sans arrêt me motive.

La vie comme un ouragan
Démolit ce qui enivre,
Arrache le fil des ans
Puis ferme notre vieux livre.


Retour à la page des poètes