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Laureano Soares 

EXTASE

Par ton regard qui pâme ô belle et douce fée!
Je me sens envoûté, conquis, par cette flamme
Qui brûle et qui enflamme un coeur transfiguré
Amoureux, perturbé jusqu’au fond de mon âme.

Approche-toi plus près mes lèvres te réclament,
Et ma voix te proclame, ô divine beauté!
Pour toi, m’immolerait! Ce qui serait un drame
Détruisant la gamme à cet hymne enchanté.

Je veux vivre sans heurt sans peine ou amertume
Léger comme une plume, apprivoiser ton cœur,
Déguster ta fraîcheur, que rien, rien ne consume.

Supprimer la coutume, écrire en une phrase
Le tout avec emphase et en toute splendeur,
Sombrer dans la douceur d’une sublime extase.

Extrait de «De sable et d'eau claire»
recueil de poésie du Cercle des poètes de la Montérégie 2008


L’ÂTRE DE MON ENFANCE

Dans l’âtre du foyer; le feu qui tout consume,
Sa flamme qui s’estompe en des mirages flous
Dégageant sa chaleur qui nous réchauffe tous
Et du bois, cette odeur qui la pièce parfume.

Qu’ils sont lointains ces soirs que ma mémoire exhume
Lorsqu’enfant je cherchais le confort calme et doux
Dans ces fragiles bras par le labeur fourbus
À qui j’offre ces vers en hommage posthume.

Cet âtre que je vois et ces bras fatigués
Ils ont été pour moi une source apaisante
De bien-être, d’amour, de joies inégalées.

Malgré qu’ils ne soient plus, une voix est présente
En ce jour plus que tout, elle est cette lumière
Qui guide encor mes pas : c’est la voix de ma mère!

Extrait de «De sable et d'eau claire»
recueil de poésie du Cercle des poètes de la Montérégie 2008


Idylliques moments

Tu m’as redonné vie, de nouveau le sourire,
Le goût d’aimer encor après des jours très sombres,
M’ayant remémoré tous ces beaux souvenirs,
Idylliques moments dont j’ai omis le nombre.

Loin de toi et pourtant… Elle est là cette image
De nos loisirs d’enfants, ces jours de nos passés.
Ce qui m’émeut toujours? Comme tu étais sage!
Et ce tendre baiser, le premier échangé...

Je n’oublierai jamais combien était sincère
Entre nous l’amitié, qui fit de nous pourtant
Le plus torride ainsi que beau couple d’amants.

Je n’oublierai jamais ces jours passés naguère,
Qui firent de nous deux des êtres consentants.
Que j’aimerais encor, redevenir enfant!

Extrait de «Rêves orphelins»
recueil de poésie 2006


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