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| Marcel Debel
Découverte d’une muse Une muse,divine dans ses arts, fit un jour un noble et preux chevalier, fier et valeureux paladin. À la tour comme à la cour, dans son royaume comme dans son dôme, sa sublime muse devint musique de sa vie, parfum de son jardin, chaleur de son esprit, espoir de ses désirs, âme de son plaisir, ardeur de ses flagrances, spontanéité d’une douce amante, l’alchimie du bonheur qu’il espérait, fidèle amitié, amour loyal. 2006-11-12 |
Le chemin de janvier Jeune, je marchais sur la route Qui longe le fleuve Et le chemin de ligne Qui conduit à la ville. Nous avions de longs hivers. Les routes étaient parsemées De blizzards, de poudreries, Des tourbillons qui sifflaient, Des tempêtes qui soufflaient, Des rafales qui hurlaient, Des bourrasques qui brûlaient, Des vents à corner les boeux Il s’accumulait D’épouvantables amonts De neige aux accotements Du chemin de ligne. C’était le chemin de janvier Aux multiples intempéries. Nous marchions courageusement vers l’école, Mes frères, moi, quelques camarades, En file indienne, Emboîtant la marche des empereurs. C’était le froid dure qui dure La froidure qui endure La piqûre qui jure A la friture à la torture. La marche de notre futur Jusqu’à la bonne augure. 2007-01-06 |