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| Monique Pagé
Vous rencontrer J’ai tissé mon papierDe ficelles échappées Des hautes toiles d’araignées À l’heure où la rosée Du soleil est pénétrée Je l’ai enjolivé De fine lumière glanée Dans l’aurore de l’été Je l’ai signé Scellé d’amour et d’eau nacrée Alors s’est imprégné Des parfums d’herbes mouillées Avant de s’envoler Vers vous Pour vous… rencontrer |
J’y mordrai Ce matin Mon homme a repris son chapeau de fermier Ses bottes maculées de boue séchée Une journée s’amorce Pelle brouette et pioche Caresses charnelles de l’homme pour la terre De puissants respirs De la sueur argentée Sous le soleil d’été S’apprivoisent deux amants Rien de gigantesque n’en naîtra Rien pour susciter la convoitise du marché Rien de révolutionnaire Juste quelques tomates Serties des plus beaux glaïeuls blancs Rubis sur écume de mer Au crépuscule de l’été Mon homme tout sourire me tendra son plus beau fruit : Pour toi me dira-t-il Celle-ci je l’ai gardée juste pour toi Et j’y mordrai |