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Pierre Poulin Piel |
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| LA FIN DE LA SEMAINE Je me souviens d’avoir vu tomber Un dimanche après-midi Larmes abandonnées égarées D’un visage hivernal d’homme amaigri Je me souviens qu’en moment tendre D’avoir relevé d’un doigt fragile Le menton de mon enfant et s’éloignant, Esseulée, elle souriait en larmes Je me souviens sur sa joue d’entendre Chanter en fado solitude stérile Vu sur ses yeux des mots se ciselant Son charme en vacarme me désarme Je me souviens d’avoir vu tomber Un dimanche soir partie Des rires de larmes asséchées D’un visage d’homme en paralysie Puis chaque vendredi suivant On courait en s’apercevant L’un vers l’autre en riant Elle sautait dans mes bras printemps Extrait de «De sable et d'eau claire» recueil de poésie du Cercle des poètes de la Montérégie 2008 |
RAYMOND DEVOS Surgit en l’imagination d’italiques créatures Un récit épique étourdissant en lecture Reconnaissait l’auteur sous signature Par les descriptions toutes caricatures De chaque page émerge la démesure De la sculpture cachée en l’écriture Univers coloré d’hilarantes peintures Régal d’ivresse perfection de littérature Le suspens du connaître me déchire Des heures et des heures lire et relire À chaque instant c’est le grand délire Je l’avoue sans fiévreuse honte à rougir Avec ce livre ne pourrai vieillir Tous les jours saura m’entretenir J’évoquerai son œuvre en souvenir Pour toute vérité : je suis mort de rire Extrait de «De sable et d'eau claire» recueil de poésie du Cercle des poètes de la Montérégie 2008 |